3/16/2014

[59 Panhead] Tank, clutch, exhaust...

Ca fait quelque temps que je me motive, comme à chaque fois à ce stade, juste en posant le réservoir sur la bestiole. T'as tout de suite l'impression d'être tout proche de la fin !
Et ce peanut-là aura rongé son frein quelques temps à la cave avant d'en sortir. Encore une fois l'ami Trash a supporté mes petites exigences, et m'a fait une peinture exactement comme je l'attendais : thanck you, Sir ;)


Je retombe ici dans le style que j'aime : ni "old school", ni new, pas plus que de "fake patina". Un design simple et des couleurs sobres, qui pourraient finalement habiller n'importe quelle génération de moteur.
Classy.


Tout de suite le guidon en hauteur semble bien moins seul, nan ? ;)



Allez : pose des durits d'huile, et encore une prise de tête puisque les raccords en haut du bac aftermarket-de-mes-2 ont été soudés plus vers l'intérieur que sur les modèles originaux.......
Résultat : t'as même pas la place pour passer une durit rigide... pas plus qu'une souple puisque les 2 sont en butée sur la culasse. Quels fieffés connards !



Et si je les croise ou déforme celle de gauche (à droite sur la photo) :
- je n'ai plus assez de longueur pour la raccorder à l'évent du carter moteur
- le chrome neuf commence à se péter...


(et là je réalise que je n'ai pas de tof du montage final...)
J'ai fini par couper la durit mal placée pour la placer convenablement, et n'ai pas pu faire autrement que de raccorder les 2 parties via un bout de durit et 2 colliers. Étanchéité à contrôler lors des premiers roulages.

Entre les durits et l'échappement (à suivre), je vais manquer de place pour le contacteur à clé que je délocalise de l'avant de la boite...


... sur l'arrière, pour ne pas gêner la translation de la boite et donc le réglage ultérieur de la tension du primaire.

Je me lance alors sur la pose de l'échappement, le classique 2-en-1 en 4 parties pour Panhead, que je vais coupler à un silencieux qui lui n'a rien de classique pour un Pan.

Ce qui devait se faire les doigts dans l'pif... me prend en fait un paquet d'heures (trop indécent pour que je te l'annonce !). Et pour cause, lors de la préparation du cadre je suis passé à côté d'une fantaisie : le support de platine / repose-pied droit a manifestement été rapporté.
Rien à dire sur la soudure (à tel point que je la pensais être celle d'origine), en revanche le ricain qui s'en est chargé a complètement zappé de l'incliner à un bon 45° comme à l'origine !


Rien de trop gênant si tu ne montes pas des plateformes origine et que tu n'utilises pas la partie en "S" de l'échappement censée se glisser entre le cadre et le bas-moteur...


... mais bordel, du coup j'suis bien baisé parce que j'suis obligé de ressortir le moteur juste pour passer le "S" !!! Allez, je re-démonte mes durits, re-desserre le moteur, me re-casse le dos pour sortir le moulin et l'y remettre. J'enraaaage !


En même temps, j'en profite pour poser le sabot moteur, que j'avais zappé lors du précédent montage...


Le "Y" sous la boite, sur lequel le silencieux viendra s'emmancher, a tendance à remonter sur l'arrière. Faut que je me démerde pour éviter qu'il ne remonte trop. Par souci esthétique, mais aussi pour empêcher le silencieux de trop s'approcher de l'amortisseur !
Autre contrainte : la fixation de platine / repose-pied entrave méchamment le mouvement du "S" et ça m'emmerde copieux pour emboiter les tubes.

Le moyen simple d'arriver à mes fins revient à décaler l'ancrage du "S" sur le cadre via une papatte en inox que je me cogne (tiens d'ailleurs, en parlant d'inox, merci Alain !)



Je dois du coup raccourcir le collecteur avant...


... pour constater au moment où je me fais ch*** à l'emmancher dans le "S" (faut l'avoir fait une fois pour comprendre que ça peut vite être casse-burnes, du fait de l'espace étriqué), que je suis bon pour refaire la patte que je viens de me cogner, avec quelques modifs dans les dimensions.


Allez, ça me prend un temps dingue mais j'veux limiter au maximum les pertes de gaz (avec un échappement en 5 morceaux, il y en aura de toute façon TOUJOURS ici ou là, mais bon).



Histoire de me détendre je m'occupe de placer l'alimentation, que je confie à un superbe petit S&S GBL qui attend mes bons soins depuis pile-poil un an, vu que je l'avais ramené de Floride, de retour de la Bike Week.
Il est censé avoir été refait, mais je vais tout de même croiser les doigts jusqu'au premier démarrage : ces carbus n'ont été produits que +/- 4 ans au milieu des 70's, autant de dire qu'avant d'en trouver un qui ne soit pas un panier percé.....


Il a en tout cas une sacrée gueule avec sa cuve déportée sur le côté.
Et je vais pouvoir le loger grâce à la pipe échangée avec Philippe. Que le grand homme aux Converse en soit ici remercié.


La durite se raccorde sur la face supérieure : je m'amuse à faire 3 petites pattes qui vont la router proprement le long de la culasse avant, jusqu'au robinet, sans gâcher la vue de la belle mécanique.



Le primaire neuf (pignons, disques et courroie 1 1/2") sera à l'abri entre des carters interne et externe. Le Paughco interne est une des rares pièces, avec la génératrice, que j'aurai donc récupéré de l'épave. Récuré et redressé à coups de serre-joints, il retrouve donc sa place initiale.


Le carter externe est lui récupéré d'une autre bécane (peut-être bien celui qui était sur le Knuck ?). Grignoté et enfoncé comme souvent au niveau de la tringlerie de sélection de rapports et de la pédale d'embrayage, frotté et enfoncé en-dessous, et son chrome commence à se piquer sur le dessus.



Pas bien grave vu qu'il me faut impérativement donner de l'air à la courroie. Et dans le même temps, je fais sauter la partie bien enfoncée en faisant en sorte de permettre l'évacuation des poussières, de toute la flotte et de tout autre corps qui aura le loisir de venir s'y balader.
Tracés puis découpes !




Vu que je passe en courroie, je re-route la mise à l'air / lubrification du primaire, via une durit qui ira cracher son venin sur la chaine secondaire :



Mais je suis stoppé au moment où je me lance dans le décrassage de la noix d'embrayage : va savoir comment au démontage j'ai pu passer à côté de ce truc flagrant (?!)... les goujons qui guident les disques d'embrayage sont dead de chez dead !


Je m'arrête là, en attendant qu'une nouvelle noix n'arrive, en milieu de semaine prochaine.

Du coup j'en reviens à mon échappement, avec dans l'idée depuis le départ de coller sur ce Pan... le silencieux d'un Softail Evo, légué par mon Padre qui aura donc le droit d'aller faire un tour de Pan (même s'il sait bien qu'il est le seul en ce bas monde à qui je confierais n'importe laquelle de mes bestioles, hein Dad !)


Reste à faire en sorte que le lourd bestiau soit solidement arrimé au cadre. Je m'appuie pour ça sur ce support d'échappement de FLH (et remercie une nouvelle fois Thierry pour ça !) que je torture dans tous les sens. Je coupe, soude, chauffe, essaie sans succès de la redresser, recoupe, lui adjoint une patte... tout en manchonnant à chaque découpe/soudure. Les images parlent d'elles-mêmes, et vu que je parle trop...






Avant / après :



Je ne m'attarde pas à la décaper, elle sera de toute façon 'époxyée', et donc décapée au préalable.

Un premier aperçu de la ligne du bébé. Pas dégueu pour un 'Swinger' ! Vivement qu'ça roule !



Back here soon, my friend !

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