3/08/2014

[1959 Panhead] Suite

Bon, à ce jour et après avoir sondé quelques personnes : pas d'explication ferme sur mon histoire de longueur de tige (cf. post précédent). Rien qui ne m'empêche de continuer mon remontage de toute façon.
Allez, un coup de colle spéciale résistante à la chaleur et aux huiles (commandée aux US... et elle a pris le temps d'arriver) dans le fond des caches de culbuteurs, ainsi que sur les pads que je colle donc dans le fond :


Pas aidé par le joint Cometic du carter de distrib, et vu que je pense aussi m'être planté dans ma prise de cote initiale, je repars à mon bouclard chercher des rondelles de calage d'arbre à cames d'épaisseur moindre et démonte-remonte-redémonte-rem....... le carter pour finir avec celle qui va bien. S'agirait pas d'avoir un AAC tout neuf "qui fait cui-cui" aux premiers tours de vilo, pas plus que des cames qui fondent comme du saindoux sur un radiateur, et la tolérance est relativement faible...


Bon, je règle mon jeu aux soupapes (j'y passe souvent plus de temps quand il s'agit de poussoirs hydrauliques), et commence la pose des gamelles. Contrairement au 56 qui restera équipé de ses 'D-rings' épais, pour le 59 ce sont des fins que j'utilise pour plaquer les caches sur les culasses.
Ça fait un paquet de temps que je les stocke, mais je ne les avais pas encore déballés. Encore du Merde in Taïwan à la finition... euh, quelle finition ??
Encore une fois j'vais ronchonner, mais si tu regardes un peu comment c'est foutu : ce sont deux plaques qui sont solidarisées par un point de soudure entre chacun des 10 passages de vis. Probablement que le procédé de découpe (laser ? jet d'eau ?) limite la profondeur du matériau, mais merde : ce serait vraiment plus propre si c'était fabriqué en une seule pièce, tu crois pas ?
D'autant que du côté des finitions, le cahier des charges donné aux Taïwanais ne doit tenir qu'en 2-3 lignes : les mecs/robots font les points de soudure, puis filent un coup de meule uniquement à l'endroit du points, ET BASTA.
C'est pas dégueulasse, ça ?


Et, en dehors d'une tentative peu réussie d'homogénéisation de la face supérieure... pas grand-chose à y faire ! Dommage.

Aligner les 10 vis sans risquer de foirer les taraudages de culasse, en passant par l'épaisseur des 'D-rings', du joint renforcé et du boitier de culbuteurs...


... est un doux rêve. Tout ça n'est pas ajusté au top : je dois donc passer les trous des caches et des rings au diamètre supérieur (1mm au diamètre suffit).

Je dois aussi réduire la portée de 2 des têtes de vis, à défaut elles me pourriraient le chrome des caches.


Un peu de pâte à joint pour retarder l'arrivée des pertes d'huile (les Panhead qui ne finissent par suinter à ce niveau sont rares...), et mes culasses sont couvertes.


Un petit mano sur la pompe pour rouler l'esprit tranquille :


Si j'arrive à mes fins, l'allumage sera confié à une bonne vieille magnéto d'occase. A ma connaissance, 4 solutions pour pouvoir utiliser ce modèle sur ce bas-moteur :
> faire disparaitre le bossage du relais d'origine sur le carter (montage de la magneto 'dans le sens de la route')
> grignoter le corps de la mag par le dessous (au-dessus du bossage) et le recharger en soudure , puis grignoter la bobine (si, si !!)
> acheter un axe/support fabriqué au compte-gouttes et vendu $350 par des suédois (j'ai failli craquer...) Montage longitudinal également.
> attaquer le corps de la magnéto, son couvercle et le support sur l'axe pour pouvoir les loger à +/-75° avec suffisamment d'amplitude pour pourvoir caler l'allumage, et retarder la magnéto pour démarrer sans galérer.


Comme tu le vois peut-être sur cette photo (au niveau du cache de tige) : j'ai retenu la 4ème solution.
Je n'en ai pas fini avec la magnéto mais il se fait tard et je n'ai qu'une hâte : poser ce moteur sur son cadre pour ne plus avoir à le trainer chaque fois sur son plateau roulant, de la cave jusqu'ici...


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