3/05/2014

[1959 Panhead] Bon gré, mal gré

Oh pétard, plus j'approche de la fin sur les 2 Pan... plus j'ai l'impression de ne pas avancer.
Mais c'est toujours la même ritournelle sur mes fins de projets : dès que j'attaque un truc, il me manque toujours une petite pièce merdique qu'il me faut, au mieux aller chercher le lendemain, au pire commander et attendre pendant plusieurs jours...
Et rebelote le lendemain, jusqu'à ce que le premier coup d'kick s'en suive.

Du coup, vu que j'en ai 2 en route, je n'arrête pas de passer de l'une à l'autre, je perds du temps à chercher la moindre merde dans tel ou tel carton (entre ce qui est dans la bagnole, la cave, sur le chariot... ou carrément sur ma place de parking au cul de la bagnole), et je finis même par égarer des outils, que je finirai par retrouver un jour ou l'autre...

Et pour finir, t'ajoutes à ça les essais non concluants que je dois corriger, comme par exemple les vis de culasses à tête allen (6-pans, cylindre avant sur la photo) que j'ai voulu essayer... pour finalement devoir les démonter et les remplacer par des 12-pans (cf. cylindre arrière sur photo), bien plus propices au serrage dans des endroits exigus.

Comme d'hab, ces vis-là sont censées être serrées au couple. Mais va donc loger une douille et une tête de clé dynamométrique là-dedans... Nan, je n'ai toujours d'autre option que de serrer autant que possible (= comme un bœuf), et surtout : en croix !
Et toujours en plaçant la pipe pendant le serrage pour m'assurer un parfait alignement avec les admissions des culasses (=> bye-bye les prises d'air !).

Je décrasse ensuite la pompe à huile récupérée. Son avant-dernier proprio s'est fait chier à la polir, mais l'a laissée en l'état.


J'ai donc juste à lui faire subir de multiples rinçages à l'essence entre-coupés de bons gros coups de soufflette pour retirer la moindre petite merde.
Maintenant qu'elle est prête à l'emploi, je l'associe à un couvercle OEM que je m'étais fait chier à chercher l'année dernière, ainsi qu'à l'inévitable panoplie de joints+bille neufs.



Maintenant que ces saloperies de circlips minuscules de l'axe de la pompe sont posés... je peux donc enchainer avec les poussoirs et leurs pieds, que je descends chercher à la cave où ils m'attendent depuis leur cuisson (les pieds, pas les poussoirs hein !.......)
Là : misère, oh misère ! Curieusement, si le rendu des pièces usagées du '56 -que j'ai préparées, peintes et cuites en même temps que les pieds de poussoirs neufs du '59- est perfect, celui des pieds est dégueulasse !
Va savoir pourquoi, sur ces 2 pièces uniquement la cuisson a eu pour effet de cloquer la peinture ?!


Pas question de me reprendre la tête pour produire le même résultat => je les décape une nouvelle fois...


... mais j'peux vraiment pas poser sur un Pan des pièces dont les angles vifs, comme les traces laissées par la fraise lors de l'usinage, trahissent de vilaine façon leur procédé de fabrication ! (à gauche sur 1ère photo, à droite sur la seconde)
Je sors différents grains de papier à poncer et ma meilleure huile de coude pour patiner tout ça, arrondir gentiment les angles, et faire disparaitre cette vilaine finition. Voilà qui devrait se conjuguer de plus belle façon avec le reste.

Reste que j'ai du mal à identifier ce matériau : pas impossible que j'aie à les redémonter ultérieurement pour les peindre s'ils venaient à se piquer !



Pour ce '59, les embases de poussoirs (neuves) accueillent des poussoirs hydrauliques (neufs), qui eux-mêmes accueillent des tiges rigides (neuves), qui vont pousser sur des basculeurs neufs, qui vont actionner des soupapes (neuves) dont le va-et-vient dans leurs sièges (neufs) est assuré par des ressorts (neufs) !


Par ailleurs, ce sera l'occasion de comparer les unités hydrauliques à leurs homologues mécaniques présentes et conservées sur le '56 ;)

Encore un arrachage de cheveux à ce moment-là puisque, non content de ne pas mettre la main sur la clé 1/4 dont j'ai besoin pour serrer les embases....... (je vais devoir en racheter une tout à l'heure), je n'arrive désespérément pas à placer la tige de l'échappement avant (la plus longue). Jamais vu ça ?!



La seule parade à la con qui me permet de la placer est de desserrer le boitier de culbuteur : je te laisse imaginer le bordel le jour où l'un des 3 joints du cache commencera à fatiguer (faudrait alors ouvrir le cache-culbus pour accéder au boitier !!)


Va falloir que je me fasse expliquer ce qui m'échappe......  
Je m'arrête ici, la suite tout bientôt.


4 commentaires:

  1. Chris Panchopride3/05/2014 11:15 AM

    Ohlala ! quelle santé ! pas facile...
    Chris

    RépondreSupprimer
  2. Hey Chris ;)
    La fin est proche pour les 2, ça suffit à motiver son homme !
    Bye !

    RépondreSupprimer
  3. earlydoc stef3/06/2014 10:11 PM

    courage dragoo, c'est la derniere ligne droite, ça va etre de la balle
    stef "earlydoc"

    RépondreSupprimer
  4. Yep, Stef, ça va rendre un jouet sympa (enfin, à mes yeux en tout cas !)
    J'y ai posé le réservoir pour le plaisir des yeux ce WE : le super-kiff !
    A bientôt ici ou ailleurs ;)

    RépondreSupprimer