3/28/2014

3/27/2014

[56 Panhead] Cylinders are back

La peinture des cylindres est cuite, ils sont prêts à rhabiller les pistons.
Mais avant ça, je débarrasse leur tête de toute calamine, en prenant toutes les précautions d'usage pour que les particules ne filent pas dans le bas moteur.


Idem avec les gorges des segments, dont je contrôle l'épaisseur par la même occasion.

RAS jusque là... jusqu'à ce que je sorte les segments pour nettoyer leurs gorges.
Là, comment dire... entre les fentes de 3 segments qui sont alignées (normalement à proscrire)...


... et le segment pare-feu (avec son repère vers le bas = monté à l'envers !) interverti par-dessus le marché avec le segment d'étanchéité ?!...


j'en reviens pas que les pistons et cylindres soient en si bon état !!
En même temps je n'ai pas eu à trop insister pour faire sauter la calamine des pistons => même si je n'en ai aucune certitude, pas impossible que le moteur n'ait que peu tourné dans ces conditions.

'suis bien content d'avoir tombé ses poumons pour le coup !
Allez, c'est propre, lubrifié, prêt à accueillir les cylindres nettoyés et soufflés en insistant bien comme il faut au niveau des conduits d'huile.



Voilà pour aujourd'hui, après pose des pieds de poussoirs, peints avec la même peinture HT et le même procédé que la pompe et les cylindres. Le carter de cames est définitivement fermé.


A suivre.

3/25/2014

[56 Panhead] Nervous breakdown (2)

J'ai donc récupéré mes cylindres micro-sablés. J'ai demandé au pro de laisser les protections si bien que je n'ai plus qu'à épargner le plan de joint des embases avant d'attaquer la barbouille.


Coup de bol : le matin-même un coproprio a justement bazardé un pov'meuble. Me voilà donc rendu à faire les poubs pour recycler temporairement un bout de l'armoire en question...


Idéal pour éviter d'en foutre partout, et surtout en blanc comme ça, c'est juste parfait avec mon spot à proximité pour contrer le faible éclairage ambiant, et m'assurer de bien arroser partout.
Pas évident d'éviter les coulures tout en s'assurant de bien appliquer le noir salvateur sur chaque espace entre les ailettes.


Mais en y allant gentiment et en plusieurs passes, ça le fait bien.


Ils ont été passés au four dans la soirée, et avaient ce matin une sacrée belle gueule. Suffit parfois de pas grand-chose.

Je te l'avais écrit ici : pour avoir un rendu propre mais pas parfaitement récuré sur mes culasses, j'avais dans l'idée de me les cogner au décapant domestique et à l'huile de coude plutôt que de les faire décaper.
Raté : ce qu'il reste de peinture dans les endroits quasi-inaccessibles rendent le décapage "manuel" hyper chiatique pour un résultat final dégueulasse. T'as qu'à voir sur cette ailette...


Je me résigne donc à aller porter ça chez le même pro qui s'est occupé des cylindres, en espérant que le moulin tout propre ne jurera pas avec le reste du chop... Pas trop le choix sur ce coup.
Mais auparavant il m'aura bien sûr fallu désosser les 2 culasses...



... ce qui aura eu un ENORME mérite : celui de me faire tomber sur un guide de soupape qui commence à prendre ses aises !
Putain c'est toujours le même cinéma avec ces foutues antiquités : même quand ça marche... faut que tu tombes sur une ou deux merdouilles quand tu ouvres !
Bon, demain matin j'amène les culasses au décapage.
Et je les récupère vendredi => lundi au plus tard l'une des deux sera donc chez l'usineur..... reste à espérer que le guide que je devrai commander ne mettra pas 2 semaines à arriver !

[59 Panhead] Nervous breakdown

Allez : le camarade Alain a été bien cool et a pu filer rapido un coup de chalumeau sur la béquille du 59 (dont les jantes plus grandes que d'origine augmentent la garde au sol), pile-poil au-dessus de la fixation du ressort.
Le chrome du reste de la béquille est préservé, je n'ai plus qu'à barbouiller la partie chauffée en noir cache-misère.



C'est le moment de monter la roue arrière une bonne fois pour toutes !
Sauf que... au moment de serrer l'axe sur le bras, je me rends compte que la roue se fout systématiquement en biais : impossible de l'aligner correctement ?!
Ah, la catin ! Tu peux pas imaginer à quel point je l'avais mauvaise à ce moment-là... Ça fait 1 an que le bras a été redressé par le seul pro d'Ile-de-France réputé pour ce genre de taf, et peu après la pièce remise en bon ordre de fonctionnement était recouverte d'un chrome de qualité.
Et le jour où, proche du but, tu viens serrer l'ensemble pour constater que l'axe de roue se fout systématiquement en travers... c'est suffisamment frustrant pour que 2-3 glingues se mettent à voler dans le parking et que les noms d'oiseaux se mettent à fuser !

Me voilà donc obligé à remettre le 59 sur le lève-moto derrière la bagnole pour lui re-démonter le cul.
Une soirée bien pourrie, et une bonne partie de la journée qui a suivi (aujourd'hui) passée en bagnole à vadrouiller chez différents sous-traitants, dont le "redresseur de torts"... Un vrai bonheur !...

Le point positif concernant le bras oscillant, c'est que le pro a qui je l'avais confié a réagi en homme de métier, et l'on a fini par comprendre le merdier.

Difficile à expliquer ici, mais il se trouve que si les tolérances avaient bien été respectées sur les faces d'appui extérieures (au niveau de l'axe de roue), en revanche elles n'ont pas été contrôlées à l'intérieur. Ce qui est bien OK lorsque ces faces sont usinées (comme sur la totalité des bras actuels), en revanche ça ne l'est pas du tout lorsque les faces sont brutes de fonderie comme sur ces antiquités.

Surtout, comme dans le cas présent, quand les faces externe et interne d'un même côté ne sont pas sur des plans bien parallèles...


Pas sûr d'être suffisamment clair, mais en tout cas une solution (non agressive pour le chrome raide neuf) a été trouvée, et je devrais même récupérer ça en fin de semaine... A suivre.

3/21/2014

[56 Panhead]

Je t'en parlais dans mon dernier billet sur le 56 : je me voyais mal conjuguer la peinture fraichement refaite de la pompe à huile, de l'allumeur et des embases de poussoirs, avec des cylindres rouillés et des culasses crados. Et puis bon : c'est l'occasion d'utiliser à bon escient la pochette de joints moteur que j'ai en stock !

Démontage et inspection. C'était lundi.


A l'avant, malgré un joint pas bien vieux, je vois de suite d'où venait le suintement au niveau du joint de culasse :


A l'arrière, je comprends aussi d'où venait la perte grasse (là par contre, le joint d'embase avait morflé) :



Rien de bien alarmant pourvu que ça soit changé sans trop tarder. En marge de ça, les cylindres et pistons sont impecc'...


... et en 1ère cote par-dessus le marché !


Je ne regrette pas d'avoir ouvert, puisque de petites rayures insignifiantes sur le piston avant (=début de surchauffe) me confirment que la circulation d'huile était partiellement obstruée par le joint d'embase. Ceci explique probablement cela...


En tout cas ça me change de toutes les mauvaises surprises sur lesquelles je suis tombé avec l'(ex-)épave sur laquelle je bosse depuis un bon 18 mois......



Allez : aussitôt démontés, j'emmène dans la journée les cylindres pour un micro-sablage. Et je les ai d'ailleurs récupérés aujourd'hui (jeudi) ! C'est bon aussi de trouver des pros efficaces !
Je vais pouvoir les peindre puis les passer au four dès ce WE : top.

Pour les culasses je procèderai différemment, vu que :
- je ne veux pas sur ce chop avoir un rendu des alus aussi propres que sur le Duo;
- je ne veux pas me faire chier avec les soupapes;
- je m'efforce de rester sur un budget tendu.
Je les décaperai donc à la mimine, et comme bien souvent laisserai leur alu à poil.


3/16/2014

[59 Panhead] Tank, clutch, exhaust...

Ca fait quelque temps que je me motive, comme à chaque fois à ce stade, juste en posant le réservoir sur la bestiole. T'as tout de suite l'impression d'être tout proche de la fin !
Et ce peanut-là aura rongé son frein quelques temps à la cave avant d'en sortir. Encore une fois l'ami Trash a supporté mes petites exigences, et m'a fait une peinture exactement comme je l'attendais : thanck you, Sir ;)


Je retombe ici dans le style que j'aime : ni "old school", ni new, pas plus que de "fake patina". Un design simple et des couleurs sobres, qui pourraient finalement habiller n'importe quelle génération de moteur.
Classy.


Tout de suite le guidon en hauteur semble bien moins seul, nan ? ;)



Allez : pose des durits d'huile, et encore une prise de tête puisque les raccords en haut du bac aftermarket-de-mes-2 ont été soudés plus vers l'intérieur que sur les modèles originaux.......
Résultat : t'as même pas la place pour passer une durit rigide... pas plus qu'une souple puisque les 2 sont en butée sur la culasse. Quels fieffés connards !



Et si je les croise ou déforme celle de gauche (à droite sur la photo) :
- je n'ai plus assez de longueur pour la raccorder à l'évent du carter moteur
- le chrome neuf commence à se péter...


(et là je réalise que je n'ai pas de tof du montage final...)
J'ai fini par couper la durit mal placée pour la placer convenablement, et n'ai pas pu faire autrement que de raccorder les 2 parties via un bout de durit et 2 colliers. Étanchéité à contrôler lors des premiers roulages.

Entre les durits et l'échappement (à suivre), je vais manquer de place pour le contacteur à clé que je délocalise de l'avant de la boite...


... sur l'arrière, pour ne pas gêner la translation de la boite et donc le réglage ultérieur de la tension du primaire.

Je me lance alors sur la pose de l'échappement, le classique 2-en-1 en 4 parties pour Panhead, que je vais coupler à un silencieux qui lui n'a rien de classique pour un Pan.

Ce qui devait se faire les doigts dans l'pif... me prend en fait un paquet d'heures (trop indécent pour que je te l'annonce !). Et pour cause, lors de la préparation du cadre je suis passé à côté d'une fantaisie : le support de platine / repose-pied droit a manifestement été rapporté.
Rien à dire sur la soudure (à tel point que je la pensais être celle d'origine), en revanche le ricain qui s'en est chargé a complètement zappé de l'incliner à un bon 45° comme à l'origine !


Rien de trop gênant si tu ne montes pas des plateformes origine et que tu n'utilises pas la partie en "S" de l'échappement censée se glisser entre le cadre et le bas-moteur...


... mais bordel, du coup j'suis bien baisé parce que j'suis obligé de ressortir le moteur juste pour passer le "S" !!! Allez, je re-démonte mes durits, re-desserre le moteur, me re-casse le dos pour sortir le moulin et l'y remettre. J'enraaaage !


En même temps, j'en profite pour poser le sabot moteur, que j'avais zappé lors du précédent montage...


Le "Y" sous la boite, sur lequel le silencieux viendra s'emmancher, a tendance à remonter sur l'arrière. Faut que je me démerde pour éviter qu'il ne remonte trop. Par souci esthétique, mais aussi pour empêcher le silencieux de trop s'approcher de l'amortisseur !
Autre contrainte : la fixation de platine / repose-pied entrave méchamment le mouvement du "S" et ça m'emmerde copieux pour emboiter les tubes.

Le moyen simple d'arriver à mes fins revient à décaler l'ancrage du "S" sur le cadre via une papatte en inox que je me cogne (tiens d'ailleurs, en parlant d'inox, merci Alain !)



Je dois du coup raccourcir le collecteur avant...


... pour constater au moment où je me fais ch*** à l'emmancher dans le "S" (faut l'avoir fait une fois pour comprendre que ça peut vite être casse-burnes, du fait de l'espace étriqué), que je suis bon pour refaire la patte que je viens de me cogner, avec quelques modifs dans les dimensions.


Allez, ça me prend un temps dingue mais j'veux limiter au maximum les pertes de gaz (avec un échappement en 5 morceaux, il y en aura de toute façon TOUJOURS ici ou là, mais bon).



Histoire de me détendre je m'occupe de placer l'alimentation, que je confie à un superbe petit S&S GBL qui attend mes bons soins depuis pile-poil un an, vu que je l'avais ramené de Floride, de retour de la Bike Week.
Il est censé avoir été refait, mais je vais tout de même croiser les doigts jusqu'au premier démarrage : ces carbus n'ont été produits que +/- 4 ans au milieu des 70's, autant de dire qu'avant d'en trouver un qui ne soit pas un panier percé.....


Il a en tout cas une sacrée gueule avec sa cuve déportée sur le côté.
Et je vais pouvoir le loger grâce à la pipe échangée avec Philippe. Que le grand homme aux Converse en soit ici remercié.


La durite se raccorde sur la face supérieure : je m'amuse à faire 3 petites pattes qui vont la router proprement le long de la culasse avant, jusqu'au robinet, sans gâcher la vue de la belle mécanique.



Le primaire neuf (pignons, disques et courroie 1 1/2") sera à l'abri entre des carters interne et externe. Le Paughco interne est une des rares pièces, avec la génératrice, que j'aurai donc récupéré de l'épave. Récuré et redressé à coups de serre-joints, il retrouve donc sa place initiale.


Le carter externe est lui récupéré d'une autre bécane (peut-être bien celui qui était sur le Knuck ?). Grignoté et enfoncé comme souvent au niveau de la tringlerie de sélection de rapports et de la pédale d'embrayage, frotté et enfoncé en-dessous, et son chrome commence à se piquer sur le dessus.



Pas bien grave vu qu'il me faut impérativement donner de l'air à la courroie. Et dans le même temps, je fais sauter la partie bien enfoncée en faisant en sorte de permettre l'évacuation des poussières, de toute la flotte et de tout autre corps qui aura le loisir de venir s'y balader.
Tracés puis découpes !




Vu que je passe en courroie, je re-route la mise à l'air / lubrification du primaire, via une durit qui ira cracher son venin sur la chaine secondaire :



Mais je suis stoppé au moment où je me lance dans le décrassage de la noix d'embrayage : va savoir comment au démontage j'ai pu passer à côté de ce truc flagrant (?!)... les goujons qui guident les disques d'embrayage sont dead de chez dead !


Je m'arrête là, en attendant qu'une nouvelle noix n'arrive, en milieu de semaine prochaine.

Du coup j'en reviens à mon échappement, avec dans l'idée depuis le départ de coller sur ce Pan... le silencieux d'un Softail Evo, légué par mon Padre qui aura donc le droit d'aller faire un tour de Pan (même s'il sait bien qu'il est le seul en ce bas monde à qui je confierais n'importe laquelle de mes bestioles, hein Dad !)


Reste à faire en sorte que le lourd bestiau soit solidement arrimé au cadre. Je m'appuie pour ça sur ce support d'échappement de FLH (et remercie une nouvelle fois Thierry pour ça !) que je torture dans tous les sens. Je coupe, soude, chauffe, essaie sans succès de la redresser, recoupe, lui adjoint une patte... tout en manchonnant à chaque découpe/soudure. Les images parlent d'elles-mêmes, et vu que je parle trop...






Avant / après :



Je ne m'attarde pas à la décaper, elle sera de toute façon 'époxyée', et donc décapée au préalable.

Un premier aperçu de la ligne du bébé. Pas dégueu pour un 'Swinger' ! Vivement qu'ça roule !



Back here soon, my friend !