2/25/2014

Vth The One M/C Show / part 2 [vid]

[Knucklehead '41] Greasy Kulture #37

L'un de mes bébés est chez Greasy Kulture en ce moment, et jusqu'à fin mars.
Tu peux aller acheter ce bon mag ICI : ce sera l'occasion de réviser ton anglais !


2/21/2014

[1956 Panhead] Fender & Sissy adapt.

Allez, pendant que l'intérieur de son peanut séchait gentiment, fallait que je boucle rapido le garde-boue (et donc le positionnement de la Cheatah et du sissy) pour pouvoir déposer l'ensemble au plus vite chez mon peintre, qui va probablement me garder le tout 5 à 6 semaines comme d'hab.

Si le garde-boue n'est pas défoncé, il n'en demeure pas moins que sa peinture a bien morflé, et qu'il est percé à pas mal d'endroits. Plutôt que de partir sur un bout de tôle peint et de payer un décapage+ponçage à mon peintre (soit quoi.... peut-être 1 à 2 heures de main d'oeuvre ?)...


... j'opte pour un exemplaire neuf à 50e le bout et repars sur une tôle saine, tout en corrigeant l'alignement approximatif avec la roue arrière et le sissy...


Je ne fais donc que reproduire les perçages/ancrages existants, à l'exception près que je me démerde pour que ma Cheatah vienne lécher le cadre au plus près. Parce que là en l’occurrence, c'est pas top : la grosse charnière que l'un des précédents proprios a eu le bon goût de souder au cadre (...) me colle l'assise bien trop haut.
 

(au passage, t'auras noté l'autocollant Marley-Ferguson que j'ai collé sur le bac à huile : du plus bel effet, n'est-il pas ?!)
Ça m'emmerde de mettre à nu le cadre à ce niveau mais je n'ai pas vraiment le choix : faut que je me débarrasse de cette horreur.


Pfff, j'comprendrais jamais comment on peut souder de pareilles merdes direct sur le cadre, ni même comment on peut se contenter de juste poser des ressorts de selle solo à même le cadre tout en payant un mec pour le peindre à la couleur de la carrosserie. Ça m'dépasse, mais bon...




Tiens d'ailleurs ça m'amène à faire une pattounette cache-misère à cet endroit (elle passera à l'époxy avant montage final) :



Après avoir coupé la charnière et perdu beaucoup trop de temps pour positionner le garde-boue + la selle...


... je laisse à la chaine  la place nécessaire pour qu'elle puisse se débattre comme bon lui semble.


Comme tu peux l'imaginer, si tout était si simple avec ce matos aftermarket : depuis l'temps, ça se saurait !
T'as beau te prendre exactement le même garde-boue, ça ne loupe pas : fallait qu'un truc à la con soit foutu différemment, juste histoire de t'emmerder un minimum. En l'occurrence, ce qui diffère dans ce cas précis, c'est connement la hauteur des flancs du garde-boue, plus importante sur la version neuve que je suis en train de "travailler".

Rien de bien méchant, si l'on excepte le fait que du coup l'entre-cuisses du sissy ne laisse plus passer le GB, et qu'il me faut donc le modifier lui aussi.


Or, budget et temps limité = autant que possible éviter d'avoir à chromer une pièce comme celle-là. Il faut donc que je me démerde pour le modifier proprement, solidement, et tout en préservant le chrome apparent (vu qu'un sissy passé à l'époxy n'aurait rien eu à foutre sur un pareil chop...)

Parmi les petites contraintes que je m'impose : faire en sorte que ce sissy en pointe (triangulaire) s'accorde suffisamment bien avec les angles plutôt à 90° déjà présents sur le chop, à commencer par ceux du dossier de la selle. Et m'assurer aussi que la selle puisse être désaccouplée facilement pour accéder au bouchon de remplissage du bac à huile sans devoir déballer la moitié de la trousse à outils.

Je dois donc couper la partie inférieure de cette épingle qui supporte le garde-boue.


Et la rehausse pour qu'elle colle parfaitement au galbe du garde-boue.

 
Le procédé tient en une phrase, mais est pourtant bien chiant, vu que pour positionner le tout correctement, je dois démonter, puis remonter, puis démonter, etc...  la roue, le sissy et le GB une bonne dizaine de fois avant d'arriver au bout !




Allez, je pensais devoir greffer des pieds tarabiscotés au sissy, mais au final j'arrive même à faire en sorte que l'angle du sissy colle à peu près à celui du dossier de selle, juste en déplaçant les ancrages sur le cadre. Côté gauche j'utilise un perçage existant squatté par le carter de chaine, à droite en revanche je ne peux échapper au perçage d'un trou dans la boucle, au-dessus de l'axe de roue.

Mais au final tout ça s'accouple plutôt bien, et l'angle quasi-vertical donné au sissy donne à la sauterelle un look "court-du-cul et long-du-museau" !


Et pour que la pointe du sissy ne jure pas trop avec les angles à 90° du dossier de selle (et de la fourche), je choisis d'y intégrer un petit feu qui depuis quelques paires d'années me fait de l'oeil dans la petite vitrine de mon bouclard...


 ... au-dessus duquel une petite plaque d'immat (évidemment rectangulaire) prendra place.

Je me fais donc une bête plaque-support toute simple qui évite, en vue de profil, d'avoir un feu arrière qui ressorte trop :



Avec la plaque posée au-dessus (juste à blanc, faute de temps), ça permet de faire en sorte que la pointe de ce sissy "ne jure pas trop" avec le reste de la mobylette, tout en restant -à mon avis en tout cas- raccord avec l'esprit qui s'en dégage.



Bon, maintenant que ce petit monde est prêt, je file donc déposer (hier) le tout chez mon expert-peinturleur.
Pendant ce temps, je vais avoir de quoi bien m'occuper entre les bricoles qui restent à faire sur ce 56, et la fin du remontage du 59... il s'agirait de ne pas perdre le fil !!

Keep it up, brothers & sisters !

Zombie Motors Wrecking Yard / Judas [vid]

Un p'tit coup de Wock'N Woll un poil gras, avec des images qui vont bien : ça faisait longtemps, et ça ne peut faire que du bien au dedans de dans nos têtes.
Et puis c'est la fin de la semaine, merde ! Le moment de se lâcher !

2/15/2014

[1956 Panhead] Tank & Parts Paint

Vu qu'il me faut vidanger l'huile du bac pour virer cette durit et son raccord malpropres...



et vu que, même si elle fonctionne parfaitement, la peinture du corps de pompe du 56 a vécu (et c'est bien légitime pour une bécane qui roule !)... j'en profite pour la démonter, l'ausculter et la décaper (extérieur) avant de lui refaire une belle peinture.
(il fallait de toute façon que j'y passe pour pouvoir y loger le raccord à 90 du mano de pression d'huile que je veux lui coller !)




Bon évidemment, tout tâtillon que j'suis, j'imagine mal un corps de pompe bien pimpant à coté d'embases de poussoirs aussi attaquées que la base de l'allumeur...








Allez, quitte à avoir le pif dans les vapeurs de décapant et les doigts qui piquent, je m'occupe aussi de celles-là.
Je me débarrasserai au remontage des goujons de l'embase du poussoir avant (alors que l'arrière était bien serrée par des vis...), et je virerai les saloperies de vis plates sous têtes qu'un saltimbanque avait utilisées dans des portées d'embases pourtant coniques...



Avec un peu de temps, les pièces sont décapées et masquées, prêtes à être peinturlurées.





Je laisse alors sécher la peinture HT pendant une grosse journée, avant de descendre à la cave où je leur fais subir une cuisson pendant 1 heure (en compagnie des embases du 1959).




DING ! A taaaaable !
A l'heure où j'écris ces lignes, ces pièces attendent patiemment dans le four d'être remontées ;)

Tiens, puisque j'en suis à parler peinture... Comme je te l'ai dit en introduction, celle de ce 56 a bien vécu, voire même a bien morflé par endroits. Et je m'impose un low budget.

N'empêche que pour ce qui est du réservoir :
- il est sacrément rayé par endroits. Y'a même un bel éclat de +/- 1cm sur le flanc gauche qui laisse apparaitre l'acier
- même s'il est bien étanche, l'intérieur est si attaqué que son contenu ressemble plus à un bouillon de culture brunâtre qu'à un fond d'essence
- les espèces d'écorchure sur les 2 flancs étaient peut-être du goût de son précédent proprio, mais pour moi... faut-il vraiment que je te dise ce que j'en pense ??!




- regarde bien le côté droit de cette belle mécanique, gâché par le passage de la durit d'essence et son gros filtre, juste devant le cylindre avant. Et imagine maintenant le même réservoir sans cette durite mal placée. Ça aurait plus de gueule, non ?




- pour finir, le peanut posé en frisco sur le cadre incliné + la position du bouchon + la position du robinet... ce trio fait en sorte de réduire significativement l'autonomie déjà faible accordée par un tel réservoir.

Pour pallier à tout ça, je me décide donc à partir sur un réservoir rigoureusement identique et neuf, et un 'bung' qui trainait dans mon espace de stockage (ma bagnole, quoi...)



Je commence par boucher les orifices existants :




Je me fais ensuite avoir comme un bleu avec le premier emplacement de ce 'bung', puisqu'à cet endroit il viendrait un peu trop se frotter au cache-culbuteur... Allez, j'suis bon pour reboucher le perçage que je viens de faire.




Le robinet sera finalement placé au plus bas, et côté gauche (ce qui est bien plus logique sur une chignole qui est toujours démarrée sur la béquille). Pile-poil sur l'arête du réservoir.




Note au passage que pour optimiser au max l'autonomie à ce niveau, je grignote la partie du 'bung' qui se retrouve à l'intérieur du réservoir ;)



Je perce les supports et n'ai plus qu'à le poser. La vue du moteur n'est plus gâchée par une malheureuse durite, l'essence est filtrée au niveau du robinet, et l'intérieur du réservoir est -au moment-même où j'écris ces lignes- en train d'être préparé dans ma salle de bains !




Va falloir dormir la fenêtre ouverte, parce que j'te dis pas la bonne odeur de solvant qui traine dans ma cage à lapins !!  ;)

[1959 Panhead] Getting closer to the end

Ouaip. On ne dirait pas comme ça, mais la fin du 59 approche à grands pas.
Si je passe du temps sur le 56, c'est notamment que j'attends un ridicule colis contenant une colle résistante à la chaleur et aux huiles, pour pouvoir coller les patins/feutres à l'intérieur de mes cache-culbus. Je te montrerai ça quand je les poserai, ce sera plus clair.

L'autre truc qui a fait que cette semaine je me suis concentré sur le chop, c'est que je n'était finalement pas au bout de mes (mauvaises) surprises avec cette garce de "Nasty Oldie" (décidément, j'suis vraiment tombé juste en lui donnant ce nom !...), puisque la pompe à huile (que je veux garder d'origine) m'a également fait faux bond.





A l'évidence elle avait déjà été réparée puisqu'un cordon de soudure est bien visible à proximité du raccord d'arrivée d'huile.



Mais après l'avoir dûment ausculté, il s'avère qu'une fissure avait fait son apparition pile-poil à l'endroit de ce cordon... Je n'avais d'autre choix que de tenter de le renforcer, et n'avais de toute façon rien à perdre. Je prépare donc la pièce et me lance, et parviens à tirer un cordon relativement propre.
Pas mécontent, j'attends que le corps de pompe refroidisse avant de le manipuler, et là... j'entends un fébrile petit 'tchic' => mon cordon commence à son tour à se fendre !!!



"Oh rage, oh désespoir, oh cruelle saloperie !" gueule-je alors, tout rouge-courroucé que je suis.

Inutile d'insister : plutôt que de m'entêter et au final de risquer de flinguer un moteur neuf, j'préfère m'en faire un -lourd- pendentif, et dois donc me trouver une pompe de même génération (1955>1967). Et là, oh magie du ternet : un appel au secours sur les réseaux sociaux... et une heure plus tard, sa remplaçante était trouvée ! (merci à toi, mon ami)




Je pourrai donc en finir avec l'assemblage du moteur dès que la colle sera livrée ;)
(ça m'emmerde de ressortir le moteur de la cave pour ne faire qu'une partie du boulot...)

Autre point enfin conclu : j'ai fini par trouver une boite spécialisée dans la fabrication de ressorts (et efficace par-dessus le marché), et ai donc pu faire réaliser sur mesure mes ressorts de suspensions arrière. Pour rappel : leur longueur est un poil plus courte que celle des 13.5" d'origine (pour des considérations purement esthétiques)...




... mais, pour des considérations techniques (= pour pouvoir loger une roue de 18" sans que le pneu n'aille se gratter la bande de roulement dans le fond du garde-boue.....), leur longueur sous effort maxi est plus importante (ils sont donc plus raides, et leur course réduite).
Honnêtement, ça reste toujours trop haut pour moi. Mais je peux difficilement faire plus bas si je veux pouvoir rouler chargé (je parle évidemment du paquetage...)




Ah, et vu que les chromes de la paire de donneurs d'organes est mort, j'opte pour des caches neufs (à droite)...



... idem pour les 'cylindres de pré-contrainte' (à gauche) :




Autre chose aussi (fait en même temps que les pièces du Pan '56) : l'aspect "fraichement sorties de la fraiseuse" des embases de poussoirs, aussi neuves que brutes, ne m'inspire vraiment rien.
A défaut d'avoir pu sauver les belles pièces de fonderie que sont celles d'origine, un bon coup de barbouille noire haute température permettra de ne pas donner à celles-ci plus d'importance qu'elles n'en méritent.

2/09/2014

['56 Panhead] Courir deux lièvres à la fois

Courir 2 lièvres à la fois, c'est un peu ce qui m'occupe depuis la mi-janvier puisque non content de n'avoir encore pas bouclé la Nasty (le Pan '59 dans son cadre de Duo), une autre bestiole est elle aussi rentrée ici pour recevoir quelques soins.

Il s'agit cette fois de l'ex d'un vétéran de la guerre du Vietnam. Un modèle 1956 déjà pas mal modifié : cadre straightleg d'origine dont la colonne a été déplacée pour accueillir une sympathique fourche Girder, un Peanut monté en frisco, un bête garde-boue arrière flat fender, le tout mû par une roue avant en 21 et une arrière en 16.
L'ensemble est bas du cul. Pas gênant pour rouler dans le plat pays qu'est la Floride, mais plus délicat pour rouler dans un pays comme le nôtre où des saloperies de dos d'âne fleurissent par milliers.





Un bon gros flaming des familles, jaune légèrement pailleté -limite kitsch (j'aime !)- donne de la couleur à la dominante foncée couleur lit-de-vin / pourpre qui couvre aussi bien la carrosserie que le cadre. Cadre qui lui est moldé au niveau de la colonne mais aussi sous le peanut, ce qui habille joliment l'espace entre le cadre et les caches-culbuteurs.
La peinture, probablement réalisée "a long, long time ago", a globalement un peu trop vécu et a pas mal d'éclats... Des motifs maladroits genre balafres sanguinolentes ont été peints sur le haut du réservoir, dommage.



L'objectif sur celle-ci est de soigner tous les détails qui ont été -à mon sens- bâclés, virer les fautes de goût, en faire une machine fiable à 100% avec une bonne gueule de chop bien 70's. Le tout, le plus rapidement possible (2-3 mois maxi) et avec un budget réduit à son minimum mais utilisé à bon escient.

Et tout ça commence dès le premier jour, puisque je passe une bonne demi-journée dessus avec le concours actif de mon bon Père...


... à récurer le carbu, revoir les réglages (carburation, allumage), changer des bougies pas du tout adaptées, lui coller une batterie neuve et revoir les éléments de sécurité avant de pouvoir la faire chanter et partir enquiller une grosse centaine de bornes à son guidon.

Globalement : le moteur tourne proprement, pas de bruit parasite audible, les rapports passent tranquille (facile avec le système de sélection en camembert), l'embrayage grogne en 1ère (forcément moins perceptible sur les autres rapports).
Dans sa config improbable (selle solo inclinée sur ressorts ridiculement courts, coccyx douloureux à force de taper sur le garde-boue) et pas aidée non plus par le Z-bar qui n'aide en rien la manipulation d'une fourche rallongée et inclinée... cette moto est bien trop virile et éprouvante pour moi. A peine plus de 100 bornes et je suis rincé, et bien content de remonter sur le Knuck qui du coup me semble être un vrai vélo ! Va falloir revoir ça.

Comme tu l'imagines, mes petites vieilles je les préfère fines, endurantes et soumises... plutôt que mal achalandées, emmerdantes et dures sur l'homme !
;)

Allez, je vais donc comme d'hab te mettre ici les diverses updates, modifs et simples remplacements de pièces probablement inintéressants, mais pourtant nécessaires.

Comme toujours, je me retrouve avec un faisceau électrique pas du tout rassurant que je me retaperai plus tard.
 


Uniquement pour raisons esthétiques, je commence par virer la bobine Accel et ses fils jaunes-qui-piquent-les-yeux pour la remplacer par une bobine ronde chromée et ses fils noirs.


Je fais aussi sauter le Z-bar et le remplace par un buckhorn inox plus adapté à la Girder, qui à lui seul suffit à changer pas mal de choses sur la machine :
- la position de conduite et le confort
- la ligne générale
- l'aisance dans les mouvements droite-gauche de la fourche ("maîtriser plutôt que subir")


 
 
Remplacement également des poignées "viril-staÿle" par du classique et éprouvé "chopper-staÿle" :


Avant même de récupérer ce Pan, j'avais déjà trouvé la mignonne selle que j'allais poser dessus : une belle King & Queen en super état dégotée aux US :


C'est juste LA selle au top pour qui veut avoir les reins bien calés et une assise suffisamment généreuse pour rouler confortablement sur un rigide où t'as les pattes en avant et les mains au-dessus des cuisses. 

Et rien qu'avec ça (selle juste posée à blanc sur la photo...), mate déjà la gueule que ça va lui donner ! Pas vilain ça, hein ?! Ah ah, j'adore !


Autre chose dont j'suis pas fan : l'échappement arrière qui passe au-dessus de la boite. Ça te casse gentiment la ligne de la bécane, surtout s'il est couplé à un filtre à huile pendu par la tête au-dessus du carter de kick. Avec toutes les tubulures que ça engendre ça fait un peu trop bordélique à mon goût. Et autant je m'accomode (trop) facilement d'avoir du bordel chez moi... autant je ferai toujours tout pour que mes pétrolettes soient bien (ar)rangées !
;)

Allez, tout ça pour dire que je jette un sort aux échappements, en coupant une bonne moitié de l'avant, et en remplaçant l'arrière par un classique drag pipe dégoté d'occase.


Beaucoup mieux ! Vu qu'ils sont relativement courts, je leur fait avaler chacun un bout de chicane.
Il me reste à faire une patte pour l'arrière, en utilisant un point d'ancrage existant sur le cadre, ce qui permettra en plus de masquer 'utilement' l'un des nombreux endroits du cadre où la peinture a morflé.




Le pneu arrière (un Venom) a beau être comme neuf... il n'est pas du tout adapté à ce type de machine. Je le remplace donc par une réplique de pneu vintâââge.


Au-delà de l'aspect esthétique, je n'opte pas pour ce pneu au hasard => son profil bien plus haut que le Venom me permet :
- de combler une partie de l'espace pneu / garde-boue
- de ré-hausser un peu le cul du gros jouet.
Je n'ai plus qu'à me trouver la clé qui va bien pour ajuster l'assiette du cadre en jouant sur la longueur des ressorts de la Girder... et ma garde au sol sera plus probante. J'pourrais même kicker sans avoir la pédale qui frotte le bitume à chaque fois...... Simple non ?



Forcément j'en profite pour ausculter le tambour (un origine HD). Son diamètre interne est bien dans les cotes. Pour l'instant je le conserve, mais il n'est pas impossible que je lui substitue un aftermarket chromé neuf que j'ai en stock. Je verrai ça bientôt.


L'épaisseur des garnitures de mâchoires est également OK,  mais il faudra que j'ajuste le réglage des excentriques au montage final, histoire que le maximum de surface de frottement soit utilisée pour le freinage...



La flasque est comme neuve.



Bon par contre j'te dis pas la graille que j'ai trouvée dans le maitre-cylindre ! 
(... ou comment, sur un freinage anodin, se manger une caisse pleine face, ou aller se gaufrer au fond d'une crevasse après avoir loupé une entrée de virage au beau milieu des montagnes !)
Y'a des inconscients quand même (à droite : après nettoyage, mais avant coup de soufflette).


Autre coin bordélique : derrière la boite côté droit où se trouve le contacteur de stop fixé à la boite qui amène avec lui les durits d'entrée-sortie, et les fils d'alimentation du feu. Et quand je vois l'usure de la durit tressée... (mais vous z'êtes fou ? Ooooh oui ! Mais vous z'êtes fou ??)


... je n'hésite pas à supprimer l'ensemble (des inconscients, j'te dis !), ce qui -après avoir re-routé ma durit de mise à l'air- me laisse la place pour le passage des durits d'huile.


Pourquoi des durits d'huile à cet endroit (puisqu'il ne devrait plus y avoir que celle d'alimentation de la pompe) ? Bin parce que je délocalise le filtre à huile à proximité du repose-pied arrière. Ça m'évite d'avoir cette excroissance pendante (...) à côté du bac à huile, tout en réduisant visuellement la largeur de son flanc droit.
Me v'là donc parti à refaire une papatte pour le loger à cet endroit :


Le cahier des charges est simple : 
- pouvoir démonter le filtre sans être emmerdé
- ne pas gêner le démontage de la roue
- utiliser un système de fixation existant plutôt que d'ajouter un collier ou de faire des misères à la déjà-bien-attaquée peinture du cadre

Je pars pour ça du support d'origine que je torture en le coupant,


soudant, 
"Raaah, putain de téléphone !
Ouais, t'es qui ? T'es pas au courant que j'suis dans ma grotte en pleine hibernation, là ?
Rappelles plus tard !"
;)
 

(je disais donc : en soudant...)


... et meulant avant de le coupler au support du repose-pied. 
Au final, une patte qui ne ressemble pas à grand-chose (faut dire ce qui est...)


Mais qui remplit parfaitement son rôle, et me dégage l'espace en sortie de culasse arrière.

 
J'avais dans l'idée de partir sur un mix durites rigides-souples, mais :
1/ mon outil à battre les collets est récalcitrant
2/ j'ai l'impression d'avoir monté un alambic
alors qu'en montant tout en durites souples standard (et donc noires), le circuit d'huile attire moins le regard.
Je n'ai pas encore fini cette partie, et te montrerai plus tard le rendu. Il me reste la durit d'alimentation à remplacer, et je dois commander des colliers (noirs eux aussi).

Allez tiens, j'ai aussi trouvé un emplacement à peu près discret pour le gros rétro.


 et ai remplacé les boulons "hasardeux" qui serraient l'avant du moteur sur le cadre, par de la visserie ad-hoc parkerizée.


A suivre bientôt, j'suis à bloc là !