6/21/2008

J7 : Las Vegas (NV) - Death Valley (CA)

Aujourd'hui, on s'accorde quasiment une grasse mat', puisqu'on ne prend les motos qu'à 10h (chacun a bien profité à sa façon de cette soirée à Vegas).
On se fait un p'ti déj royal au buffet de l'hotel-casino où l'on a passé la nuit. En y descendant, on y entend déjà le bruit assourdissant des machines à sous... qui en fait n'ont cessé de fonctionner depuis la veille. Les joueurs les plus matinaux croisent les couche-tards, tous lobotomisés par le jeu, tous avec l'espoir de repartir de là avec THE cagnotte.

En allant chercher la bécane, je m'attarde avec 2-3 autres devant les quelques limos parkées là, dont une Chrysler C300 à rallonges. Je papote avec le chauffeur qui me propose de suite de voir à quoi ressemble l'intérieur. Bluffant !
Surtout quand on apprend qu'on peut aller se la péter à bord sur le Strip pour $90 de l'heure ! A 10 personnes, ça pourrait être sympa d'entamer une soirée par un petit tour... A prévoir pour la prochaine visite là-bas !






Mais il est temps de reprendre la route, direction la Californie, et plus précisément le Grand Canyon !
Bye bye Vegas ! On se reverra, c'est sûr !










Evidemment, on le savait, on s'y attendait : plus les miles défilent, plus on s'approche de Death Valley, et plus la température augmente...
Comme auparavant, on descend des gallons de flotte.
Sur l'Interstate, on se prend une petite sortie pour se faire un arrêt. Là où par chez nous l'on s'attend à tomber sur une station d'essence, ici on tombe sur l'un de ces endroits comme je les aime. Pas d'essence, mais un saloon bien roots en pleine pampa.
Quelques bécanes sont parkées devant, des chaises/tables/transats permettent aux cavaliers du désert de reposer leur séant à l'ombre tout en écoutant les morceaux de blues & de rock distillés par un groupe de 3 musicos en train de jouer sur une scène en extérieur, en plein cagnard et à l'heure du déjeuner.
Un-be-lie-va-ble ! Une chose est malheureusement sûre, jamais on ne verra ça dans notre beau pays (excepté peut-être le 21 juin...), et c'est bien dommage.






Quant à l'intérieur... Roots mais savamment décoré, on est aux Stazini quand même !




Comprenez que dans un cadre pareil, avec une ambiance bien cool comme celle-là, je ne pouvais me résigner à ne boire que du sans-bulle...


Plus loin, on s'arrête dans un "Terrible's Town Casino" se taper un buffet à volonté pour $8, puis on redécolle. L'aridité du paysage s'impose de plus en plus.










La chaleur est de nouveau étouffante, on grimpe à l'un des points les plus hauts surplombant la Vallée pour récupérer un semblant de fraicheur : Zabryskie Point.
On y trouve une atmosphère un peu plus respirable et surtout, en contrebas, une superbe vue sur Death Valley et ses énormes croûtes de sel formées de siècle en siècle.





On redescend ensuite dans la Vallée sur Furnace Creek, seul endroit où l'on puisse dormir, manger et boire. Et le tout, dans des pièces climatisées.







6/20/2008

J6 : Kanab (UT) - Las Vegas (NV)

Ce jour-là, on décolle donc de Kanab pour filer via le Zion National Park sur Vegas.
Au départ, on s'arrête à une station / general store pour y faire le plein de carburant, et prendre des photos d'oiseaux-mouche qui viennent picoler dans les abreuvoirs suspendus à la toiture de la boutique. Dommage pour le léger contre-jour...


Puis on reprend la route pour s'arrêter pas bien loin de là, à un autre General Store à côté duquel des bisons paissent -et surtout roupillent- paisiblement.

 

Dès l'entrée du parc de Zion se dessinent de nouveaux reliefs qui au fur et à mesure prennent de la hauteur. D'anciennes dunes qui au fil des siècles se sont pétrifiées.


 

Plus on avance, plus on se sent petit, et plus les pâles reliefs du début prennent des couleurs ôcres, proches de celles vues la veille.

 

Passage d'un tunnel. Compte tenu de sa faible largeur, les rangers postés aux entrée et sortie se chargent d'alterner la circulation.

 

Une fois sortis du tunnel, les massifs prennent une toute autre dimension, exagérée par la couleur rougeâtre du bitume.



On quitte Zion pour entrer dans le Nevada. Mile après mile, Vegas se rapproche.


 

A l'entrée de Vegas, toujours une température infernale. L'aiguille de la jauge de température de la bécane est bloquée à son max.
Pour combler le tout, les travaux aux portes de la ville nous entrainent dans les seuls bouchons que nous traverserons pendant tout le trip.
On se retrouve coincés derrière des bahuts et des pick-ups, on commence à cuire en plein soleil. Le cylindre arrière du Street fait office d'auto-cuiseur à balloches.
A chaque arrêt je pose l'arrière-train sur la selle passager pour éviter toute brûlure douloureuse et irréversible...

On arrive à la concession dégoulinants de transpiration, le visage noirci par les gaz d'échappements. La première chose que l'on fait une fois à l'intérieur ? On profite de la clim, et surtout on se rue sur le stand de boissons fraiches !
A ce moment, je me suis vu boire quasiment 1 litre de flotte aromatisée en quelques minutes, avant même de prêter la moindre attention à la concession !
 

Une fois que c'était fait, nous avons alors pris le temps de faire le tour de "la boutique", à priori l'une des plus importantes au monde. Et effectivement, tant au niveau des fringues que des bécanes ou de l'atelier, c'est énorme !
Le genre de concession qui ne peut laisser indifférent, même ceux qui comme moi ne sont pas spécialement férus de produits manufacturés par la Company.
Du coup, chacun passe (encore...) un peu de temps à faire son petit shopping, histoire de revenir avec quelques frusques qui portent le sceau de la concession.



 

La déco ? Entre autres, quelques 750 XR en superbe état ! Rhaaaaa !!!
 

Un bout de l'atelier :


 

Les saddlebags sont remplis, il est maintenant temps d'entrer dans la ville, et de se faire un bon bout du "Strip" où se trouvent les + grands hôtels et casinos.
On en prend plein les mirettes dans cet oasis qu'on sent en pleine évolution, marquée par les grues de chantier présentes partout.






 

Arrivée à l'hotel, ou plutôt... sous l'hotel. Une 4-voies qu'empruntent tous les clients arrivant/partant de l'hotel. Se retrouvent garées côte-côte les pick-ups, bécanes et autres limos qui viennent y déposer les clients.


 

Une fois que l'on a pris possession des chambres dans le bruit incessant des machines à sous, nous décidons (évidemment ?!) d'aller nous en vider une au HD Café.
Le jour tombe gentiment, les lumières et enseignes prennent toute leur dimension et illuminent de plus en plus la ville.
Touristes et "american natives" se mêlent joyeusement sur les trottoirs. Les bermudas côtoient les smokings, les t-shirts les jupes + ou - longues.
Tout ce beau monde va claquer des $, faire la fête... en bref, s'éclater !